Voici la raison pour laquelle vous n’êtes peut-être pas aussi gentil que vous le pensez

  • Vous êtes gentil ?

    Vous le pensez ou on vous l’a souvent répété.

    Et cela vous fait plaisir. Disons-le, cela vous flatte même.

    Parce que c’est vous, vous êtes comme ça.

    Vous vous décarcassez pour les autres, histoire de vraiment leur faire plaisir.

    Du coup, vous faites beaucoup de chose pour leur plaire. Et il est important qu’ils conservent cette image de vous.

    Seulement voilà… en réalité, je vous l’annonce : vous n’êtes pas vraiment quelqu’un de gentil.

    Cela vous choque ?

    Peut-être, mais c’est comme ça.

    Des explications ?

    OK, c’est parti.

    gentil

    Êtes-vous réellement gentil ?

     

    Une option ou multi-options ?

    Lorsque vous ne savez pas faire une chose autrement que comme vous la faites, alors, vous n’avez pas le choix.

    Si vous ne savez que faire cuire des pâtes, alors, vous ne pouvez pas choisir entre faire cuire des légumes ou des pâtes.

    Si vous ne savez que faire des pâtes à la carbonara, alors, vous ne pouvez pas choisir entre cuisiner des pâtes à la bolognaise ou à la carbonara.

    Si vous ne connaissez qu’une seule route pour vous mener au travail, alors vous ne pouvez pas choisir entre cette route et une autre. Et le jour où elle est barrée, vos capacités d’action sont réduites…

    Il en va de même dans votre vie. Et par rapport à votre gentillesse.

    Si vous êtes gentil dans vos relations aux autres parce que vous ne pouvez pas faire autrement, alors, vous n’êtes pas réellement gentil.

    Vous agissez comme ça parce que vous êtes incapable de faire autrement.

    Si vous êtes toujours d’accord avec autrui car lui dire réellement ce que vous pensez vous terrifie, vous n’êtes pas quelqu’un de gentil.

    Vous subissez votre manière de fonctionner, au lieu de la choisir.

     Puisque vous n’avez que ce seul comportement en boutique, vous n’avez pas d’autres d’options.

    Et ne me dites pas : « mais je choisi d’être gentil ». Le choix implique, au minimum, 2 options en présence.

    Si vous êtes incapable de dire non à quelqu’un, je ne vous croirai pas une seule seconde si vous me dites que c’est un choix.

    Je vous dirai que vous vous résignez.

    Quelqu’un d’habituellement peu aimable et renfermé, lorsqu’il décide de faire quelque chose pour rendre service est, à ce moment précis, plus gentil que vous.

    Car il agit avec conscience et par choix. Lui, peut choisir : rendre service ou ne pas rendre service.

    Pensez-y : dans votre vie, agissez-vous par choix (réel choix) ou par contrainte ?

    Parfois, souvent même, cela fait peur de se donner le choix.

    Cela fait peur d’enrichir nos options.

    Mais c’est comme cela qu’on grandit.

    Puisqu’à un stimulus donné (un événement, une remarque, etc.), on pourra répondre de plusieurs manières.

    Et non d’une seule, tel un animal en simple mode automatique.

    A un conducteur qui nous fait une queue de poisson, nous aurons le choix : soit de se mettre en colère et de l’insulter, soit d’éclater de rire, soit de le bénir pourquoi pas 😉

    Quoiqu’il en soit, notre palette de réponses sera plus large.

    Et permettra de choisir celle la plus appropriée à la situation.

    Quand même plus confort que d’être soumis à une seule réponse non ?

     

     

    17 commentaires

    1. J’ai souvent été le gentil de service, mais avec le temps je me suis forgé une carapace et je suis désormais capable de dire non, j’aurai mis plus de 30 ans à pouvoir dire non, mais mieux vaux tard que jamais !

      • Salut Thomas,

        Absolument ! C’est génial d’avoir travaillé sur ce point et d’être aujourd’hui capable d’être vrai.
        Et donc de dire « non » si tu n’en as pas envie.

      • Retamar

        Moi aussi 30 ans .. à mon avis c’est le temps dont on a besoin pour apprendre à dire non et à se respecter soi-même ..mais ensuite quel Bonheur 😀

      • Elisabeth

        Pareil ! et j’avoue que cela fait un bien fou de pouvoir dire NON !

    2. Salut Greg,

      Avec ton article, tu viens de remettre en cause ma gentillesse.

      Je crois que cela est dû au fait qu’on a pas toujours le choix. Et cela dépend de la personne vers qui on veut être gentil.

      Prenons par exemple le cas d’un membre de votre famille qui vient vous voir pour un problème.

      Il arrive parfois que vous avez vous aussi votre problème et devez lui dire que vous ne pourrez rien faire pour lui.

      Mais, vu que c’est un membre de votre famille, vous allez vous tracassez la tête pour aller contre votre intérieur.

      Dans ce genre de cas, je n’attends pas qu’on me dise que je suis gentil parce que je ne l’ai pas fait dans ce sens, mais pas fraternité.

      Merci pour ton article sur le sujet. Il est bien de vraiment comprendre le sens propre de la gentillesse.

      On n’est pas gentil parce qu’on vous le dit, mais parce que vous le ressentez au plus profond de vous même.

    3. Merci de l’article. As tu dejà rencontré des personnes vraiment gentiles denuées de toutes blessures ?

      • Salut Régis,

        J’ai du mal à répondre à ta question : je ne sais pas.

        Parmi tous les gens que je rencontre, je ne prends pas le temps de chercher à savoir pourquoi elles sont gentilles ou pourquoi elles agissent comme cela (même si parfois j’ai rapidement une idée).

        La gentillesse dont nous parlons, je dirais qu’il s’agit plus d’un processus, d’un chemin à parcourir : une sorte de gentillesse inconditionnelle.
        Alors parfois oui, je rencontre des gens qui sont dans cette gentillesse. Pas 24H/24H bien sûr. Mais cette gentillesse émane.

    4. Bonjour Greg,

      Est ce que les personnes gentilles ne cacheraient pas la peur d’être non-conforme, la peur de sortir du lot. Peut être veulent elles se noyer dans la masse ?

      Je te suis complétement lorsque tu dis que pour être vraiment gentil, il faut faire le choix de l’être, ou pas ! Une seule option n’est pas un choix !

      Allez, soit gentil, met une réponse…

      Amicalement
      Christian

      • Salut Christian,

        Oui, les personnes gentilles peuvent aussi bien sûr agir de la sorte puisque « choquer » les autres ou agir différemment les exposerait bien sûr à une situation insoutenable pour elles.

        Je n’ai pris que l’exemple d’oser dire « non » à quelqu’un, mais d’une façon générale, l’idée de l’article est de dire : lorsqu’on n’est pas congruent, authentique avec nous-même, alors, peut-être que ce que l’on croit faire par gentillesse n’est finalement qu’un moyen de plus de se « renier » ou de ne pas s’écouter.

        Et donc, ça n’est pas si « gentil » que ça, pour les autres d’abord (puisque nous n’avons pas le choix) et pour nous-même ensuite.

        Bien amicalement,

        Grégory

    5. Bonjour Greg,
      Je me reconnais dans ce cas, car j’aime rendre service et aider les gens. Cela est dans ma nature. Mais avec le temps, j’ai appris à choisir et à dire non quand je le souhaite. Et cela m’a apporté plus de confiance en moi, sans détériorer les relations avec mes amis et les membres de ma famille.Bien au contraire, alors surtout n’ayez pas peur de dire NON quand vous l’avez décidé!

    6. L’apparence joue aussi beaucoup sur la gentillesse.

      Je m’explique. Pratiquant l’hypnose de rue, je dois gagner la confiance des personnes que je vais hypnotiser en quelques secondes seulement.

      J’ai ce que les gens appellent « une bonne tête ». Pas forcément beau, mais une tête qui inspire confiance. Et croyez-moi, ça aide énormément !

      Etre gentil, ce n’est pas forcément faire le choix d’être gentil. Etre gentil, c’est avant tout savoir projeter chez l’autre une image de gentil.

      On est pas gentil pour soi, on est gentil pour les autres.
      Ce que l’un définira comme « gentil », pourra être interprété d’une toute autre manière par son ami à côté. (faux cul, séducteur, etc…)

    7. Bonsoir,

      Il y a quelques années un médecin m’avait dit quelque chose à l’époque que je me sentais bien incapable d’appliquer : « apprends à être égoïste de temps en temps »
      Aujourd’hui, je sais qu’il avait raison, choisir d’avoir le choix permet de ne pas s’oublier en route, même si le choix qu’on fait ne plaît pas à celui qui l’entend. Savoir dire non ou choisir la voie qui est la mieux pour soi et pas la plus conforme au moule dans lequel la société veut nous faire entrer permet de rester en accord avec son soi…
      Et en apprenant à être égoïste de temps en temps, j’ai pu « me préserver » et j’ai découvert que ce n’est pas pour cela qu’on se fait plus d’ennemis.

    8. Christian

      Salut Greg,

      Il y a aussi ceux qui sont gentils parce que cela leur fait tout simplement plaisir (la compassion utile à notre bien-être).

      Donc en fait, ce que nous prenons pour de la gentillesse n’est que de la satisfaction que l’on se donne à soi-même.

      Une forme d’égoïsme positif (voir à ce sujet David Servan Schreiber).

      Je ne veux pas être méchant mais tu aurais pu y penser. En fait, c’est par gentillesse que je te file le tuyau (et en espérant du backlink, donc fausse gentillesse, faux-cul, quoi).

      @+ :-)
      Christian.

    9. Bonjour Gregory

      Je crois surtout que la gentillesse est dans l’Etre de chacun, , certains sont plutôt des gentils et d’autres plutôt de l’autre côté.

      Dans tous les cas de figures, savoir dire non cad ne pas agresser, donner vraiment son avis avec amabilité … mais sans flagornerie est essentiel.

      Faire le « gentil » n’est pas être gentil c’est tromper les autres mais surtout soi-même

      Aujourd’hui, du moins en France, on a plutôt tendance à dire : »oh il est gentil … » en pensant il est plutôt (je vous laisse deviner quoi) moi j’aime bien les vrais gentils le Dalai Lama pour moi est un vrai gentil, Gandhi aussi mais je me trompe peut-être

    10. C’est vrai que la gentillesse est souvent considérée comme de la faiblesse, ou une difficulté à imposer ses choix, sa présence, etc etc.
      Je trouve cela affligeant!
      Je crois que c’est une vertu qui se perd malheureusement car on ne prend pas toujours le temps de poser un regard bienveillant sur soi sur les autres, alors que cela pourrait commencer par là.
      Moi j’aime les gentils, les humbles, les bienveillants car la vie y gagne en sérénité, en bien-être, et en simplicité.
      Réhabilitons la gentillesse qui émane du coeur,et je pense que la vie nous apparaîtra merveilleuse..
      Merci pour ce sujet !
      Cordialement
      Lou-Ann

    11. Paula Blaise

      Être gentil est malheureusement dans notre monde actuel vu comme une
      Maladie et puis il faut dire que c est très tendence tenter expliquer aux gens que le fait que ils sont pas bien c est parce que ils sont ceci ils sont celà et même ce c est pas vrai ils vont s indentifier à ça. C est le probleme de la société trouver des maux imaginaires. Qui a dit que les gens gentilles ne savent pas dire non?

    12. Je me reconnais totalement dans cette description du gentil-qui-ne-sait-pas-dire-non! Par contre,ne sachant pas réagir autrement, et par manque d’information, je ne peux que réagir comme cela… Je vais essayer de choisir une autre forme d’expression !

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